Collectif Plein Vent
LE CHIEN, LA NUIT ET LE COUTEAU
Marius von Mayenburg
Le Chien, la nuit et le couteau est un conte initiatique qui nous plonge dans un monde onirique aux allures de cauchemar dont M est le protagoniste.
Toutes les questions que posent ce récit, surgissent dans un monde où tout se déroule avec l'évidence du rêve, où rien n'est expliqué et où le temps et l'espace n'obéissent pas aux règles du monde conscient.
Placer un conte initiatique dans un rêve est une façon d’ exprimer le rôle que peut jouer l’inconscient dans la réalisation de nous-même et notre faculté à affronter les problèmes de la réalité.
Il y a quelque chose de l'ordre du délire dans la pièce qui provoque chez le lecteur une drôlerie immédiate. Une absurdité comique profonde et mystérieuse qui nous pousse à la réflexion. Elle est due non seulement à la logique absurde du rêve où les cartes sont rebattues constamment mais aussi au langage de l'auteur, précis et incisif.
Cette inquiétante étrangeté fait côtoyer le rire et la peur dans un mélange qui nous met face à l'abime de notre inconscient et nous amène à nous demander : nous connaissons nous nous-même ? De quoi sommes nous réellement capable ?
L'HISTOIRE
La dernière chose dont M se souvient, c'est d'avoir mangé des moules en août avec des amis, "mais là, impossible de se souvenir des visages".
Il se retrouve dans un cul-de-sac sans savoir ni où il est, ni comment il
est arrivé jusqu'ici. Un homme surgit, la discussion s'engage, M cherche son chemin, l'homme cherche son chien, jusqu'à ce que ce dernier sorte un couteau avec l'intention de dévorer M, la rencontre se solde par la mort de
cet homme, "[...] ça se fait vite et facilement, sans bagarre".
C'est le premier mort. De là s'enchaînent les rencontres avec des hommes inquiétants et des femmes d'une douceur ambiguë.
Le même couteau revient toujours, la mort revient toujours. M doit tuer pour ne pas être dévoré.
Dans cette ville où M est un étranger, le désert avance, les hommes affamés n'ont plus rien à manger et les loups en meute sont aux portes de la cité.
La pièce se présente comme un labyrinthe, une plongée dans l'inconscient de M, le temps d'une nuit. La nuit se dilate, et en attendant le lever du jour, M fait l'inquiétante expérience de l'amour, de la mort et de l'amitié.
CREDITS
Texte de Marius von Mayenburg (traduction de Hélène Mauler et René Zahnd), pièce publiée et représentée par L’ARCHE – éditeur & agence théâtrale
Mise en scène : Pierre Castagné
Décor : Romain Curci
Création lumière : Olivier Modol
Création sonore : Frédéric Maury
Chargée de production : Lola Bruyère
Crédit photos : Lola Bruyère
Jeu : Léo Curci, Hugo Feniser et Anaïs Hernandez Nadji
Soutiens : Chai du Terral (Saint Jean de Védas), Région Occitanie, Ville de Montpellier, Montpellier Métropole, Théâtre La Vista La Chapelle (Montpellier), Studio Libre des 13 vents (Montpellier), La Bulle Bleue (ESAT artistique et culturel et solidaire de la ville de Montpellier), département de l'Hérault, Théâtre du Grand Rond (Toulouse), Le Tracteur (Cintegabelle), Théâtre Jules Julien (Toulouse), Adami.








